La BLOCKCHAIN c’est quoi ?

Pressentie comme une innovation la blockchain est surtout considérée comme la nouvelle grande révolution numérique.
La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, infalsifiable, distribuée, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle.

Contrairement aux bases de données actuelles qui sont centralisées le blockchain est en mode « peer to peer ». Elle permet donc d’organiser des échanges entre des personnes sans qu’une entité centrale ne régisse l’ensemble.
Plus précisément elle est composée de blocs représentant toutes les transactions passées et établies dans un registre auquel tous les utilisateurs ont accès.
Avant de valider la transaction, les machines vérifient et scannent l’ensemble de la blockchain pour s’assurer que vous avez ce que vous possédez et un nouveau bloc s’ajoute à la chaîne.

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D’où vient-elle ?

2008, crise économique. Une monnaie numérique : le bitcoin, fait son apparition en réaction aux faillites des institutions financières et gouvernementales. C’est une monnaie virtuelle échangée avec une clef privée qui se veut décentralisée sans intermédiaire sans gouvernement et sans banque donc sans autorité supérieure. Ce sont les utilisateurs entre eux qui vérifient les transactions et valident l’historique. Le blockchain est donc le résultat de cette pratique.

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2014, il a fallu penser plus largement, considérer cet échange comme une désintermédiation avec un registre qui permet la traçabilité de cette vérification. Sa conservation arrive en phase de maturité avec le consensus distribué car c’est l’ensemble des utilisateurs qui vérifient la véracité des transactions.

Aujourd’hui en 2016, tous les domaines s’y intéressent de plus en plus comme l’assurance la banque et la finance.

L’avenir de la blockchain ressemblera à la rédaction d’un contrat entre deux personnes qui s’échangeront des données sécurisées sans intermédiaire.
On entend par cette révolution, une réduction des coûts de délai et de gestion. Par exemple : on ne remplira plus des formulaires sur papier, on pourra saisir les formulaires directement dans la blockchain et tout le processus sera simplifié.

Mais il réside une crainte que certains sites ou plateformes puissent être amenés à disparaître.
Par exemple, dans le cadre de la musique, les artistes pourraient enregistrer leurs morceaux sur la blockchain et ainsi faire face au streaming différemment.
Échanger de la monnaie, voter, vendre un acte de propriété, signer un contrat… tant de possibilités mais pas encore régies par des lois ou une haute autorité. C’est tout l’enjeu et le paradigme de la blockchain.

Dans certains pays, des expérimentations sont toujours en cours dans le domaine du notariat et de l’assurance. Actuellement l’Estonie expérimente l’enregistrement des diplômes. On voit également dans la finance de nombreux projets qui émergent avec ce transfert d’informations certifiées. Mais c’est surtout le fait que ce soit des transactions, cela déstabilise l’économie traditionnelle et la met en porte à faux.
La finance repose actuellement sur une architecture centralisée avec beaucoup d’intermédiaire dans un marché fragmenté. Par exemple, lorsque que vous faites un paiement international, c’est un procédé long et coûteux. L’idée est que le paiement pourrait se faire sans intermédiaire, un échange direct sans médiateur, imaginez-vous sans argent liquide ou sans carte de paiement.

Une technologie dont le potentiel semble supérieur aux autres car elle est comparée à l’arrivée de l’internet (TCP-IP) de par l’ampleur des conséquences qu’elle pourrait avoir.
La distribution de la technologie et la nature de l’informatique sont bouleversées et même l’organisation de l’univers informatique.

Une nouvelle ère est en marche avec les « fab lab », les « mooc » , l’open source et bien d’autres encore à venir afin que ce ne soit plus les concentrateurs de richesse qui bénéficient de cette révolution digitale mais tous leurs utilisateurs.

La capacité de maîtrise de vérification peut maintenant être décentralisé et accessible à tous les citoyens. C’est un potentiel incroyable. Une nouvelle forme de distribution de l’information, tout le monde peut s’emparer de la connaissance et c’est un bel enjeu qui a ses limites.

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L’impact pourra être considérable si ces trois aspects évoluent

  • La vitesse qui n’est pas une vitesse en temps réel,
  • L’énergie consommée par chaque bitcoin créé
  • Le nombre de transactions par seconde encore trop faible

Le blockchain est pour l’instant une belle promesse. Elle veut être dans la rationalisation mais il y a la question de la sécurité. Avec le « Single point of failure », cette donnée est distribuée sur un réseau donc il y a une intégrité de l’information. Elle n’est pas corruptible et il n’y a aucune perte de la valeur de la donnée. Mais avec le piratage, il subsiste une vulnérabilité du stockage de la donnée.

Son potentiel actuel renforce et continue d’horizontaliser le monde.

Les entreprises deviennent plates, les entreprises sont agiles en mode scrum, elles horizontalisent toutes les fonctions et les échanges entre l’employé et l’employeur et c’est donc peut-être la fin de la verticalité et la blockchain en fait partie.

Les enjeux de la mobilité avec la blockchain :

Actuellement quand on achète un déplacement, on se sert de plusieurs intermédiaires et la blockchain pourrait démocratiser et décentraliser cet achat.
Avec les plateformes, on automatise et on transforme l’interaction. La blockchain pourrait créer de la valeur et la redistribuer.
Elle permettrait, dans la mobilité, de créer des écosystèmes régulés mais ouverts en mettant en exergue la localisation, le domaine privé et le domaine public ce qui juridiquement pose des problèmes.

En conclusion, il y a des enjeux et des problématiques de type juridique liés aux formes de gouvernance différentes, des opportunités, des perspectives, et on peut aussi se poser la question de l’avenir de la société étant donnée l’évolution de celle-ci.

Les perspectives et les enjeux sont en relation avec les avantages dont bénéficieraient les applications. Faire des échanges sans opérateur centralisé, sans connaitre la personne avec qui on fait affaire, on gagne en temps et en coût, il y a donc un réel avenir pour beaucoup de domaines, il faut juste avoir un bon cadre pour le supporter.

La blockchain permettra aussi aux objets connectés de communiquer entre eux à travers elle, et jouera un rôle décisif dans l’interconnexion des objets. L’internet des objets (IoT) deviendra peut-être la blockchain des objets (BoT).

Le coté sociologique est aussi à prendre en compte, la technologie apporte des avantages mais l’humain aura toujours besoin de ce concept de confiance. Pour les applications sociales qui impliquent des relations humaines il faudra réintroduire une couche de confiance et cela sera un vrai défi. L’idée que les technologies blockchain éliminent le besoin de confiance est aussi inquiétant qu’innovant.

Publié par

Selectic

Nous créons des expériences mobiles adaptées aux nouveaux usages et modèles de consommation digitale

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