Les nouveaux modèles d’affaires

Vous le savez, la révolution numérique, l’iconomie (intelligence numérique et économique) et l’e-commerce sont totalement présents dans notre quotidien. Il n’y a plus de doute, mais comment se fait-elle ressentir au sein des entreprises ?

La nouvelle société que l’informatisation fait émerger impacte les stratégies des entreprises.

Les TIC ont modifié la manière d’appréhender  les affaires. L’économie de partage a en quelque sorte  bousculé les idées reçues et remis en question le « business model » des entreprises. Le paysage commercial est sans cesse modifié et le modèle d’affaire des entreprises est le premier affecté par ses changements majeurs.

C’est un changement de paradigme certes, car cela perturbe et transforme les secteurs historiques et les grandes entreprises dans la manière de commercialiser et d’investir.

Le modèle d’affaire est plus qu’un concept c’est un outil nécessaire au sein d’une entreprise.

Par définition, le modèle d’affaires décrit les principes selon lesquels une organisation crée, livre et capture de la valeur pour en tirer des revenus. (Source : http://www.idp-ipd.com/infolettre-id-nouvelles/infolettre-id-nouvelles/linnovation-par-le-modele-daffaires)

Le modèle d’affaire est une boite à outils permettant également de diagnostiquer l’état d’une entreprise et aide à gérer la grande complexité des nouvelles exigences face à un monde des affaires en évolution constante.

Utiliser à des fins d’analyse, sa mise en œuvre donne tous les moyens à l’entreprise de communiquer ses choix stratégiques tout en diminuant les risques et en favorisant l’innovation.

Mais depuis quelques années, les entreprises ont dû revoir leurs modèles d’affaires.

nouveau-medele-affaire

Un récent sondage mené à l’échelle mondiale auprès de plus de 4 000 cadres supérieurs par l’Economist Intelligence Unit (EIU) a révélé que la majorité d’entre eux (54 %) favorisaient les nouveaux modèles d’affaires plutôt que les nouveaux produits et services comme sources d’avantages concurrentiels futurs.

Le commerce électronique se nomme désormais l’économie numérique avec des valeurs et des leviers constamment réinventés.

On le voit notamment dans le comportement d’achat des consommateurs. Ils sont mis plus rapidement en relation avec les plateformes d’achat et achètent de plus en plus des produits très variés sur le Web.

Par exemple le domaine artistique. Il y a une nouvelle manière de consommer de la musique. Les fleurons comme Archambault au Québec souffrent et doivent réinventer leur modèle d’affaires face aux écosystèmes d’Apple avec iTunes Store, Google Play Music ou Amazon music.

Les consommateurs téléchargent de la musique et la vente d’album et de CD s’est effondrée depuis quelques années.

Plus flagrant encore la location ou l’achat de films, de vidéos, de séries avec le système à la demande Netflix, Club illico, Tout.tv, Shomi, les services se multiplient que ce soit à la carte ou en illimité c’est quand on veut, où on veut. Une vraie liberté pour le consommateur mais un défi cornélien pour les grands acteurs du marché de l’audiovisuel et du cinéma.

Nous n’achetons plus nos gros logiciels ou progiciels sur des tablettes chez Bestbuy, pour notre logiciel comptable par exemple, nous avons opté pour un abonnement WEB et l’application est via le WEB d’où le nom WEB APP.

Les nouveaux magasins sont devenus des Stores sur les mobiles iOS et Android, nous achetons toujours mais nous achetons différemment.

Nous allons bientôt nous passer de nos disques durs et clefs USB avec les systèmes comme iCloud, OneDrive et toutes les offres de stockage dans le nuage.

Ce sont quelques-uns des nombreux exemples qui traduisent les limites des anciens modèles d’affaires. La concurrence n’est plus là, où on le pense.

Les intermédiaires ont changé, ce qui créent des mutations dans les modèles d’affaires et offrent des possibilités de vendre différemment aux consommateurs.

Chaque entreprise se demande comment créer des profits économiques supplémentaires dans un marché aussi instable ?

Pour cela, il faut créer son avantage concurrentiel, oui, mais avec une valeur ajoutée plus forte et plus durable qu’autrefois.
Une des méthodes utilisées actuellement est le développement de nouveaux services, du Marketing de contenu et en valorisant ses marques. Ce sont de nouveaux enjeux pour les entreprises pour passer au travers de la transformation digitale mais c’est nécessaire pour ne pas se faire avaler ou dépasser par la concurrence.

Les écosystèmes numériques et leurs chaînes de valeur doivent être reconsidérés.

Il faut surtout lors de l’élaboration du modèle d’affaires mettre en avant :

  • L’approche opérationnelle
  • L’approche centrée sur l’innovation
  • Et l’approche systémique

Toutes ces approches favorisent des choix plus larges et augmente votre vue d’ensemble de votre système d’activités.

Comme les barrières d’entrées traditionnelles explosent, il ne faut pas négliger l’importance d’une véritable stratégie numérique, de la monétisation des données, créer de l’action, être offensif et utiliser les nouveaux outils ou encore le management horizontal.

Ce qui ne change pas ce sont les fondamentaux basés sur la relation client, vos sources de revenus, vos partenaires, vos ressources et la structure de vos coûts mais il faut les faire évoluer.

L’innovation d’un modèle d’affaire peut se faire sous différentes formes comme ajouter de nouvelles activités avec une intégration en aval ou en amont, proposer une complémentarité de vos offres, une meilleure efficacité ou encore créer de la valeur dans la fidélisation.

Les entreprises doivent rester à l’avant-garde en étant sans cesse innovant dans leur produit et service ce qui rendra novateur leur modèle d’affaires. Elle doit être agile pour une innovation durable versus une amélioration durable.

La différence entre une amélioration et une innovation c’est sa capacité à apporter une valeur ajoutée au modèle d’affaire.

Une innovation doit apporter une valeur ajoutée. Une innovation n’est pas forcément un changement radical mais plutôt une manière différente de produire, de consommer et d’utiliser un produit ou un service.

Par exemple, une application ajoute une fonction de sauvegarde dans n’importe quel compte de type OneDrive, Dropbox, iCloud, cela apporte de la mobilité à l’utilisateur et une forte valeur ajoutée par rapport à ses concurrents.

À contrario d’une amélioration du type ajout d’une fonction dans une application de traitement de texte qui permet l’export d’un document au format HTML.

Chaque entreprise doit donc essayer d’incorporer dans son modèle d’affaire une valeur continue. Si vous arrivez à séduire votre client, maintenant votre plus grand enjeu est de le garder sur le long terme.

C’est pour cette raison que certains chefs d’entreprises ont choisi de proposer des services en plus de leur produit. Grâce à cela, ils obtiennent un rendement à long terme car il offre un suivi de leur produit et des dérivés de celui-ci. Apple l’a fait avec l’iPod et iTune Store et aujourd’hui Apple music.

Prenons un autre exemple, la presse magazine :
Avec l’essor de la mobilité, les habitudes des consommateurs ont changé et les entreprises, comme La Presse ou Le Monde ont dû changer leur mode de fonctionnement.

Là où il y avait un marché de la presse magazine, il y a désormais un nouvel écosystème médiatique qui s’insère dans un continuum du print à Internet, des écrans connectés à l’évènementiel « , rapporte l’étude réalisée par Precepta (Xerfi) (source http://www.e-marketing.fr/Thematique/Medias-1006/Presse-10030/Breves/Les-nouveaux-business-model-de-la-presse-magazine-253300.htm)

L’entreprise doit donc accélérer son processus de décision. Elle ne peut plus attendre pour prendre un virage. La prise de risque est certes plus conséquente mais le ROI peut être encore plus payant.

Oui, le modèle d’affaire classique et traditionnel est remis en question. Et on mesure encore plus aujourd’hui l’importance qu’il a dans la réussite d’un produit ou d’un service. Il faut garder une vision globale avec une proposition de valeur distinctive.

Les modèles d’affaires sont en constante mutation due aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de consommation. Il faut investir pour croître mais en restant à l’affût des tendances du marché et s’appuyer sur des nouveaux modèles d’affaires qui ne sont pas figés.

modele-affaires3

Le meilleur moyen d’innover est de sans cesse se questionner sur les fondements de son organisation. L’innovation ce n’est pas forcément concevoir de nouveaux produits, c’est aussi faire preuve d’intelligence économique dans la gestion, dans le mode de concevoir, de monétiser et de consommer le service ou le produit.

Notre nouveau site Web en est la preuve, regardez Softconcept Canada inc.

N’hésitez pas à nous suivre sur Twitter

À bientôt 😉

Publié par

Selectic

Nous créons des expériences mobiles adaptées aux nouveaux usages et modèles de consommation digitale

Commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s